VIVRE AUTREMENT

POINTS DE VUE - RESSOURCES

Ceux qui ont actuellement le monde en main sont guidés par l’esprit du monde et ignorent tout de l’Amour, la Force suprême qui anime l’ensemble du vivant. C’est pourquoi leur action, dénuée d’Amour, n’est qu’exercice de pouvoir tyrannique et recherche de domination ; mais c’est le seul moyen dont ils disposent pour faire face à l’égoïsme et à l’irresponsabilité personnelle et collective généralisée. Incapables de répondre aux besoins de liberté, de paix et de justice auxquels aspirent tous les Hommes, l’instauration d’une dictature planétaire matérialiste leur parait être l’unique solution.

→ Soyons réalistes, VIVRE LIBRE

« Le totalitarisme et le choix de la vie héroïque »

Interview d’Ariane Bilheran par Pierre Barnérias

Ariane Bilheran – Biographie

Après avoir intégré l’Ecole Normale Supérieure (Ulm), Ariane Bilheran a choisi d’ajouter à sa formation initiale de lettres classiques un double cursus en troisième cycle de philosophie et de psychologie. Son doctorat de psychopathologie a porté sur la temporalité psychique dans la psychose. Ariane Bilheran exerce une activité de psychologue (consultations, formations, supervisions, diagnostics souffrance au travail) et enseigne la psychologie clinique à l’Université de Provence.

UNE CLÉ POUR COMBATTRE LES TOTALITARISMES

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Ci-dessous, le texte de la fin de cette interview

Combattre les totalitarismes… Message d’Ariane Bilheran. 

Pierre :
C’est votre message Ariane ? Votre message, ce serait vivre, c’est prendre des risques ?

Acceptons de prendre un risque, et vivons pleinement !

Ariane :
Mon message c’est rendons…

J’ai plusieurs messages en fait.

Rendons sacrée la vie, c’est-à-dire la vie, c’est sacré, mais pas la survie.

La vie. Notre vie spirituelle, notre vie intellectuelle, notre vie émotionnelle.

Pas que notre vie biologique.

Mon second message c’est unissons-nous. Mais, pour nous unir il faut avoir combattu à l’intérieur de soi ses propres démons. Parce que la première révolution, alors là on peut aller manifester, on peut aller faire des révolutions, tant qu’on n’aura pas résolu à l’intérieur de soi ses propres problématiques de division et de haine, ça ne servira à rien !

Parce que nous avons les dirigeants que nous méritons…

Nous avons les dirigeants que nous permettons.

Nous avons les dirigeants… pourquoi avons-nous tous ces dirigeants ?

Parce que nous-mêmes, essayons de créer un collectif qui vivrait en paix de 10 personnes sur un même lieu : ça marche ou ça ne marche pas ? Ça ne marche jamais !

Essayons de nous autonomiser vraiment des autres instances.

Bah voilà, on va essayer en local, un collectif de 10 personnes, on va essayer d’être autonomes.

Et on ne va plus avoir besoin…

L’idéal de certaines communautés anarchistes, on va semer la terre, on va sortir notre propre production. Est-ce que ça fonctionne ? Pourquoi ça ne fonctionne pas ?

Parce qu’à l’intérieur de nous nous ne sommes pas en paix. Parce qu’à l’intérieur de nous, nous sommes mus par des émotions de colère, que nous allons restituer sur l’autre parce qu’il est là à ce moment-là. Et parce que nous ne sommes pas déjà en amour de nous-mêmes.

Mon premier message, le plus important, pour combattre les totalitarismes, il est important premièrement de se reconnecter à sa dimension transcendante. Nous ne sommes pas ce à quoi nous avons été réduits. L’humanité, elle a une histoire, elle a des grandes figures héroïques auxquelles nous pouvons nous raccrocher.

Et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le totalitarisme, il fonctionne par rétrécissement de la pensée. C’est-à dire, toute cette année on ne parle plus d’autre chose, c’est virus/pas virus, masque/pas masque, c’est-à-dire que l’on nous a restreint complètement notre champ de pensée, alors qu’il faudrait l’ouvrir, et ne pas se réduire à ça. Donc c’est très important de nous rouvrir à notre transcendance, et d’abord, faire la paix en nous-mêmes. Car une fois que nous serons déjà autonomes avec nos propres émotions, et capables de vivre en paix avec les autres, même quand ils sont en crise, et ne plus réagir face à la crise, mais au contraire l’accueillir dans la paix, dans l’harmonie et dans l’amour, alors là, effectivement nous commencerons à proposer quelque chose d’autre.

Mais tant que l’on n’a rien à proposer d’autre, eh bien on a ce résultat totalitaire, qui n’est que le croisement et le produit de ce que nous avons permis, de ce à quoi nous avons accepté d’être réduits, et de ceux qui en profitent.

Et pour combattre tout naturellement les totalitarismes…

Je vous invite à prendre connaissance d’un « outil éducatif libre de tout dogme, de toute croyance religieuse, de toute théorie philosophique et idéologie politique, et (qui) se situe en marge des courants éducatifs et pédagogiques actuellement en effervescence. » :