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« Les enfants ont cette possibilité de vivre dans un autre monde que celui où les adultes les maintiennent »

René SOULAYROL

René SOULAYROL était Professeur de pédopsychiatrie à la faculté de médecine de Marseille, ancien chef de service de pédopsychiatrie du centre hospitalier universitaire de Marseille, ancien président de la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, professeur Honoraire à la faculté de Médecine de Marseille. Il est décédé en 2013.

PSYCHANALYSE, PSYCHIATRIE, PSYCHOLOGIE RELIGIONS

LA SPIRITUALITÉ DE L'ENFANT

LIVRE – PRÉSENTATION VIDÉO

LA SPIRITUALIÉ CHEZ L’ENFANT
Entre l’illusion, le magique et le religieux

ARTICLE

LA SPIRITUALIÉ CHEZ L’ENFANT
D’un élan pur à la religion

De René Soulayrol

 

 

LIVRE - PRÉSENTATION VIDÉOARTICLE

Et si l’enfant possédait à la naissance un don de spiritualité ? Une prédisposition biologique à la transcendance ne vient-elle pas d’être confirmée par les neurologistes ? La spiritualité apparaît comme une dimension à exploiter dans le développement de l’enfant, en dépassant les préjugés qui la faisaient confondre avec la religion.
L’ambition du pédopsychiatre est de faire la clinique de cette spiritualité en décrivant à chaque âge les aspirations transcendantales qui lui sont propres.

Pour le professeur Soulayrol, l’enfant possède à la naissance un don, voire une prédisposition biologique, à la transcendance et à la spiritualité. La spiritualité apparaît comme une dimension à exploiter dans le développement de l’enfant, en dépassant les préjugés qui la faisait confondre avec la religion. Dans cet entretien, René Soulayrol aborde un thème nouveau en pédopsychiatrie. Il définit la spiritualité, notamment profane de l’enfant, en la distinguant de celle de l’adulte. Se manifestant bien avant l’imaginaire créatif, la spiritualité est abordée à travers tous les stades de développement. René Soulayrol illustre ses propos par de nombreux exemples : contes ou dessins animés, conduites à risques ou nouvelles ferveurs religieuses. Enfin, il nous convie, psychiatres, à faire la clinique de la spiritualité en l’observant à chaque âge et en tenant compte des aspirations transcendantales qui lui sont propres

  • (Extrait d’un résumé dé l’éditeur)

LA SPIRITUALITÉ DE L’ENFANT
Entre l’illusion, le magique et le religieux

René Soulayrol

SPIRITUALITÉ DE L’ENFANT

D’un élan pur à la religion

René Soulayrol, Cassis
Professeur honoraire de psychiatrie de l’enfant à la Faculté de médecine de Marseille

Le nouveau-né porte en lui un élan inné, spontané vers une réalité supérieure située au-delà de la matière. En grandissant, la pensée l’amène sur le cheminement des questions existentielles et son environnement culturel vers la religion.
René Soulayrol, pédopsychiatre, décrit ce processus et cherche à cerner la nature de la spiritualité.

La spiritualité de l’enfant le prépare-t-il à rencontrer Dieu ? Question bien embarrassante ! Et ceci pour deux raisons. La spiritualité de l’enfant n’est en rien comparable à celle de l’adulte en quête consciente de transcendance religieuse procédant souvent d’une culture ; celle de l’enfant est spontanée et profane, ses transcendances sont à ce point si ordinaires et humaines que certains récusent à leur endroit le terme de spiritualité.

D’autre part, les rencontres avec Dieu ne sont pas toujours le fait d’une préparation spirituelle particulière (1) ; elles se font comme par hasard, lors d’une emprise soudaine de tout le sujet que les neurophysiologistes appellent « un état modifié de la conscience » et les mystiques « une révélation » qui peut aller jusqu’à l’extase. (2)

C’est dire combien on doit lutter contre notre tendance adultomorphique à assimiler chez l’enfant spiritualité et religion, tant il est plongé très tôt dans les eaux lustrales de sa culture qui, par la religiosité qu’elle lui enseigne, lui donne une apparence de spiritualité religieuse. Se découvrir devant Dieu n’est pas Le découvrir !

L’enfant a été successivement : un tube digestif à deux bouts, la cire vierge des sensualistes, l’Emile d’une candeur originelle noircie par les scories de son milieu, le pervers polymorphe de Freud à l’inconscient fangeux, pour être reconnu enfin comme une personne sous l’effet de la psychanalyse douce de Françoise Dolto. Mais de spiritualité, il n’en était pas question, au point qu’elle fut comme oubliée, ou niée, voire déniée dans les théories du développement de l’enfant qui ont privilégié le primat du corps sur l’esprit (Wallon, Piaget, Freud, Bowlby).

Alors qu’appelle-t-on spiritualité de l’enfant ? Et voyons si elle peut l’introduire à la religion ?

Une force impérieuse

Osons formuler l’hypothèse qu’il est chez l’enfant une disposition précoce, si ce n’est innée, à promener sur le monde un regard originaire qui bouleverse l’ordre logique et physique des choses et le pousse à trouver, au-delà de la matière et de la matérialité, une réalité supérieure dans laquelle il aspire à se fondre.

Cette force aussi impérieuse qu’une pulsion, dont l’objet ne serait pas physique mais psychique, est un élan irrésistible (élan vital de Bergson ?) vers une adhésion à une instance supérieure, extérieure à ses sens (transcendante donc), dispensatrice de paix, de protection, de félicité et d’harmonie entre soi et le monde. Une force en quête de sens qui va répondre au désarroi de l’enfant nouveau-né, qui n’est pas sans rappeler celui de l’homme primitif cherchant à expliquer les mystères du monde dans lequel il vit. N’est-il pas temps d’admettre cette source d’énergie dans la formation de la personnalité de l’enfant, d’autant qu’à chacun de ses âges, il nous en montre les indices et les manifestations ?

Cette spiritualité pure, native est encore profane ; permettez qu’elle le demeure pendant que le pédopsychiatre en fait la clinique. Nous verrons comment, sous l’influence du milieu, elle se charge de sacré et peut en effet conduire à Dieu. Le bébé qui vient au monde est un être encore baigné du surnaturel de son en deçà. Le berceau qui l’attend est spirituel tout autant qu’affectif. Il est du même osier que celui de Moïse, de la même paille que celui de Jésus. S’il n’y trouve pas ses « nourritures », il est fort tenté de retourner à son paradis perdu. C’est ce qui fait la vulnérabilité des enfants gravement carencés affectivement (René Spitz). L’errance de l’enfant autistique, condamné à vivre parmi nous, n’est-il pas aussi le signe le plus poignant de sa quête impossible du retour à son nirvana à jamais forclos ? Ces deux exemples témoignent d’une transcendance archaïque à retourner dans ce monde infranaturel que certains nomment « chaos » ou « néant », mais que Platon déjà appelait l’en deçà d’avant la vie, terme plus chargé d’espoir que le néant dont, nous dit Kant, « s’il était vraiment le néant rien ne pourrait en advenir ».

Le petit enfant quant à lui est un être qui va découvrir l’illusion pour échapper à la réalité décevante d’un objet d’amour qui se dérobe à son désir de fusion. Pour en sauvegarder l’accès, pour y être « relié », il va être le créateur d’une religion personnelle dont il inventera les lieux (espace transitionnel), les liens (l’attachement), les objets de culte (l’objet transitionnel) et qui aura pour extase : l’illusion. La nécessité d’une illusion qui remplace l’absence de l’objet infiniment bon, la recherche d’une fusion quasi mystique avec lui, le culte rendu à l’icône transitionnelle, l’angoisse de sa perte et les révoltes contre ses absences, tout témoigne ici d’un comportement religieux naturel, pur de toute influence éducative. Freud disait que la religion est une illusion, l’enfant nous dit que son illusion est une religion !

De la spiritualité infantile à celle de l’enfant

Puis vient le temps de la latence, où les désirs impérieux de la génitalité infantile se mettent en sommeil au profit d’une intense activité imaginative, intellectuelle, mais aussi spirituelle. La pensée à cette époque est toute-puissante et domine largement la vie matérielle qui paraît bien terne. La pensée est magique, elle accomplit des exploits qui bouleversent les lois de la vie, de la physique et de la relation aux autres. Elle fait entrer le surnaturel dans le quotidien, qui peut se peupler de monstres, de fantômes ou de bons génies avec lesquels l’enfant doit composer par des attitudes ou des rites conjuratoires. C’est la période de l’engouement pour les dessins animés et le merveilleux, qui viennent à la rencontre de son activité mentale foisonnante de fantaisie. L’enfant n’en est pas totalement dupe et cette mise à distance sous forme d’humour justifierait à elle seule une des acceptions du mot spirituel.

Le recours à toutes ces activités surnaturelles n’est pour l’enfant qu’une forme de second front de résistance aux premiers assauts de la réalité qui lui ont déjà fait essuyer une défaite oedipienne. Mais dans une seconde phase de la latence, les influences assez anarchiques de cette pensée vont se heurter à la nécessité d’une désillusion rationnelle dont, par exemple, la croyance au Père Noël fait les frais. La raison remplace la magie et provoque les questions métaphysiques que tout enfant va poser : qui suis-je ? comment suis-je là ? est-ce que moi aussi je vais mourir ? où vont les morts ? Cette ouverture à la philosophie est certes une victoire de la raison sur la pensée magique, mais elle ouvre sur des questions qui relancent sur un mode plus adulte sa spiritualité. La spiritualité infantile magique est devenue spiritualité raisonnante de l’enfant.

L’âge de l’adolescence est moins drôle, la spiritualité y devient plus sérieuse, plus dangereuse aussi. Elle est parfois choisie comme un mécanisme de défense contre les changements identitaires que la révolution sexuelle impose à l’adolescent. C’est le temps de l’ascèse des études, de l’engagement politique, de la vocation religieuse. Mais les poussées spirituelles ne sont pas toujours si contenues. Elles peuvent être anarchiques, paradoxales, se réclamant d’extrêmes opposés ou au contraire sectaires, intolérantes, passionnées ou carrément dangereuses quand elles versent dans le fanatisme actif du sacrifice ou encore lorsqu’elles s’exacerbent dans la propension aux accidents, dans les conduites suicidaires, dans les extases de la drogue, voire, chez l’anorexique, dans le déni de la réalité du corps au profit de l’esprit triomphant. On pourrait dire que l’addiction à l’anorexie est une spiritualité à l’état pur.

Nature de la spiritualité

Cette manière de redécouvrir le développement de l’enfant à la lumière d’une spiritualité à caractère infantile n’est pas du goût de tous. Mais si nous en admettons l’existence, il reste à savoir quelle en est la nature ? Physique ? Et ancrée dans les structures biologiques du cerveau ? Récemment les travaux de neurophysiologistes ont démontré que l’excitation d’une zone précise de la face interne du lobe temporal pouvait reproduire une sensation de lévitation, (3) cependant que sa stimulation magnétique pouvait aboutir à une impression de bonheur ineffable et d’union avec un être supérieur, (4) tandis que l’inhibition des zones pariétales provoquait une abolition des frontières entre le soi et le non soi (5) et une sortie de son propre corps. Tous phénomènes observés dans les états d’extase.

Métapsychologique ? Se proposant en troisième grande pulsion – une pulsion spirituelle – comme en arbitre à la lutte implacable que se livrent Eros et Thanatos, empruntant à l’un sa recherche d’un objet d’amour et à l’autre celle d’un nirvana de paix, mais dans un domaine qui n’est pas du monde de l’expérience ?

Psychique ? Se situant au-delà des plus hautes formes de la pensée, là où l’intelligence s’arrête, aux frontières d’un  monde que ni les sens ni la raison seule ne peuvent atteindre mais que seule l’intuition transcendante devine ?

Ou alors de nature extra-humaine ? Conduisant à la discussion théologique sur la dualité corps et âme et sur la part du divin chez l’homme ?

Devant un tel choix, la tentation est grande d’y choisir son grain pour le moudre au gré de sa croyance ou de son incroyance. C.Q.F.D. ! disent les matérialistes triomphants : enfin on a mis Dieu en boîte, dans la boîte crânienne ! Les arguments de son existence ne sont plus théologiques mais biologiques, voire physico-chimiques !

Alléluia ! clament les autres tentés par le créationnisme : la voilà la part divine que Dieu a déposée en nous pour nous permettre de communiquer avec lui. Mieux encore, il est chez lui en nous et nous avons des structures pour le recevoir. La jonction de Descartes entre Dieu et l’homme ne s’est que légèrement déplacée dans le cerveau ! De la glande pinéale au lobe temporal !

Il ne faut pas confondre les états de conscience qui accompagnent effectivement les expériences spirituelles, comme la prière ou l’extase, avec la spiritualité elle-même. Contentons-nous déjà d’admirer que le soma (6) puisse se mettre ainsi à la disposition de la spiritualité pour pouvoir l’exprimer, mais bien entendu sans pouvoir la créer en entier et encore moins en fournir le contenu qui reste tributaire de l’Etre et non de l’Avoir. Elle reste d’un autre ordre, hors de l’expérience, de l’ordre de la transcendance.

Là où les démonstrations scientifiques ont dit ce qu’elles avaient à dire, commence le grand vide de l’inconnu, où l’on peut hésiter à sauter si on ne possède pas le parachute de la métaphysique ou de la foi.

La religion a la vie dure malgré les efforts de la laïcité. Depuis l’accession de l’homme à son statut de sapiens sapiens, elle le suit comme son ombre. Est-elle tributaire de la vie en groupe ou est-elle inhérente à l’individu en procédant d’une simple « fonction humaine », comme le dit Régis Debray ?

Vers la religion

L’enfant répond à ces deux hypothèses, car s’il est doué d’une spiritualité originaire qui le pousse à chercher au-delà du naturel la satisfaction de ses aspirations, le milieu culturel et confessionnel dans lequel il est naturellement plongé utilise au plus tôt ses dispositions pour l’envelopper de religion comme dans ses langes. D’autant plus facilement que la religion convient à l’enfant et à son type de spiritualité dont elle va à la rencontre dans les épopées héroïques de la Bible, le merveilleux des miracles des Evangiles, dans la puissance de l’Esprit sur la matière (de l’Ancien au Nouveau Testament), et dans l’espérance de ce Royaume promis « qui n’est pas de ce monde ». Mieux encore, si la religion se moule dans le merveilleux, elle n’en est pas moins à l’aise dans « la névrose infantile  ». Nous avons vu comment l’enfant se créait une religion dans la sacralisation de rites, d’objets ou de lieux et combien l’angoisse de la perte de l’objet d’amour provoquait l’impérieuse nécessité de se sentir « relié » ou « attaché  » à sa mère, aux autres et pourquoi pas au « grand Autre ». Rien de plus facile pour un enfant que de s’identifier à l’enfant Jésus, surtout quand il fugue dans le super marché du Temple ! Le culte de Marie toujours vierge, figure maternelle défendue de tout désir, est un superbe modèle du dépassement de l’Oedipe. Quant au Père tout-puissant, qui voit tout, qui prévoit tout, c’est lui qui fait la loi, jusqu’au jour où l’adolescent la conteste et, abandonnant père et mère, se « tire de chez lui » pour aller avec une bande de douze copains fonder un ordre nouveau. Est-il possible alors qu’il existe en troisième hypothèse un enfant sans religion, comme le voudrait la République française dans un angélisme à la Rousseau ? Vers quelles voies alors serait détournée sa spiritualité originaire ? humanitaire ? politique ? sociale ? Sera-t-elle asséchée dans le désert d’un matérialisme individuel et égoïste ? Une telle liberté pour un enfant sans Dieu, sans père, sans illusion demande une force de caractère peu commune pour l’assumer et ne pas verser du côté de « l’insensé » de Nietzsche. Serait-il aussi « libre de penser » ? Car la laïcité a aussi ses tyrannies ; elle est soumise à des lois, à des croyances, à des susceptibilités qui, dans les régimes totalitaires athées, vont jusqu’à une intolérance quasi inquisitoriale, au point d’inventer des goulags ou des camps pour redonner « la foi » à ceux qui l’auraient perdue. Si la laïcité donne la liberté de penser et fait profession de tolérance, on aimerait qu’elle accorde aussi les moyens de comprendre leur religion culturelle à ceux qui le voudraient. L’enseignement du fait religieux pris comme un objet de science est un facteur essentiel du respect, à la fois de la religion et de toutes les religions. La culture générale de nos enfants en art, architecture, musique et philosophie y gagnerait aussi.

Un chemin long et fragile

Ainsi, prédisposé biologiquement à éprouver des états de conscience disposant à la transcendance, ayant au cours de son enfance exercé une spiritualité naturelle et spontanée tournée vers un monde surnaturel, sa raison l’ayant contraint à se poser les questions existentielles, ayant enfin reçu une culture objective sur le fait religieux et l’histoire des religions, libre de choisir, alors là, oui, l’enfant pourrait rencontrer le Dieu qu’il lui plaira et donner par sa foi un sens à toutes ces dispositions. Mais attention à la foi d’un enfant quand on est un adulte, elle est fragile ; il serait tout aussi criminel de la décevoir que de l’exploiter. La foi d’un enfant est pure, sa disposition à croire est aussi totale que celle d’une vierge prête à se donner, elle mérite le même respect et la même pudeur. Les initiations maladroites peuvent la tuer dans l’oeuf, comme son exaltation peut l’exaspérer dans le fanatisme. L’art de l’éducation parentale est donc de préserver l’inclination naturelle de l’enfant au spirituel, tout en lui donnant les moyens intellectuels d’atteindre dans sa subjectivité un équilibre intérieur. L’art du pédopsychiatre est de savoir déceler au sein de la sémiologie classique de la psyché de l’enfant les mouvements spirituels qui la nourrissent, afin que l’objectif final de son action ne soit pas seulement le confort psychologique de sa personne, mais l’équilibre de son être dans une unité somatopsycho- spirituelle.

• André Frossard, Paul Claudel.
• Saint Paul, sainte Thérèse d’Avila.
• Blanke O. and coll., Stimulating illusory own-body perception, Nature. 419.269- 270, 2002.
• Persinger M., Neuropsychological base of God belief, Praeger, New York 1999.
• Newberg A & d’Aquili E., Why God Won’t go away, Ballantine, New York 2001.
• Corps cellulaire du neurone (n.d.l.r.). Février 2006.qxd 7.2.2006 9:44 Page 16

R.S.

 « La leçon de Professeur Hibou »

« Seule une approche éducative respectueuse de la liberté de conscience permet aux enfants de s’épanouir et d’évoluer harmonieusement. C’est pourquoi le temps est venu de les éveiller, dès leur plus jeune âge, à l’Intelligence du cœur qui se manifeste par la voix intuitive de la Conscience. La découverte de la voix du cœur les rend autonomes, responsables et libres en leur permettant de ressentir en eux-mêmes comment se comporter de façon juste, en harmonie avec la Vie. (1) »

Dans ce sens, il existe maintenant une histoire simple et profonde, « La leçon de Professeur Hibou » ( deuxième publication ) qui peut accompagner « les enfants à construire leur individualité de façon équilibrée en les éveillant à l’Autorité de la Vie, véritable guide intérieur. Expérimentée dans des classes de maternelle et de primaire par des enseignants, ainsi que par de nombreux parents, éducateurs et psychologues, ses effets sur les enfants sont indéniables et démontrent clairement que l’être humain est tout naturellement relié au plan unitaire de la Vie par l’intuition – ou la connaissance directe. (1) »

1 . Nos activités à venir – VIVRE LIBRE.
 Rencontres « Pourquoi et comment éveiller l’enfant à l’intelligence du coeur , à la voix de la conscience ? »

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