Le retour au réel, c’est le retour à la nation

VIVRE AUTREMENT

POINTS DE VUE - RESSOURCES

L’objectif des publications de « La psychologie au pied du mur » qui n’engagent que leurs auteurs  est de susciter une réflexion à la lumière de l’aspiration qui nous est commune. ( Voir Page d’accueil )

Le retour au réel, c’est le retour à la nation

13 .05.2020 | Vivre autrement. Points de vue - Ressources

Pierre-André Taguieff : « Le retour au réel, c’est le retour à la nation »

  • Extrait de  » Propos recueillis par Kévin Boucaud-Victoire « 
    Source : Débattons ! – Entretien  – Marianne n° 1207

 » La vie démocratique n’est possible qu’à l’échelon local, dans de petites communautés, ou à l’échelon national. Partout ailleurs, ce sont les rapports de force qui dominent, derrière le paravent rassurant du droit international. La « communauté internationale » est une chimère. Le retour au réel, c’est le retour à la nation, communauté de citoyens qui se reconnaît comme telle. Ces citoyens, par le seul fait de leur appartenance consciente et volontaire à la communauté nationale, s’attribuent des libertés, des obligations et des responsabilités. Ils peuvent imaginer un avenir commun sur la base des formes de solidarité qui les rassemblent. Si le but du politique est le bien commun, il se définit sans ambiguïté dans le cadre de la nation. Depuis un demi-siècle, une intense propagande a ciblé les méfaits de la nation, abusivement assimilée au nationalisme xénophobe et au bellicisme impérialiste. Il est temps de réévaluer les bienfaits de la nation. « 

L’intégralité de cet article est disponible dans la version numérique de ce numéro de Marianne

Le politologue vient de publier “la Pandémie par-delà les peurs : réinventer l’Etat-nation ?”, livre numérique qui tire un bilan important sur la crise que nous vivons et esquisse des pistes pour la suite, à travers la démondialisation.

La pandémie de Covid-19 constitue une épreuve par laquelle nous mesurons les limites de notre savoir et de notre pouvoir. En nous plaçant devant l’inexplicable et l’incurable ainsi que devant des conflits de valeurs insurmontables, elle réveille le sentiment tragique de l’existence. Mais cette défaite de l’optimisme prométhéen est aussi, en France, un éveil du sens du réel et de l’esprit critique face aux chimères du postnational, qui ont contribué à faire perdre à la nation son indépendance. Pour le philosophe Pierre-André Taguieff, l’heure est à la réinvention d’un État souverain, cadre nécessaire pour une démocratie forte.

« La situation actuelle du monde appelle

un changement total et radical d’état de conscience et de mentalité. »

Laisser une réponse